31/05/2026 dedefensa.org  13min #315621

Rapsit-Usa2026 : 'You Get It', Aipac !

 Brèves de crise  

L'accélération de l'histoire au bout de son épuisement correspond à une attente pressante et hystérique, de la part de cette histoire, de parvenir au terme de son propre effondrement. Cette image illustre un "événement", évidemment échappant à la volonté humaine et à sa fameuse conscience, entrée dans un hiver sombre et crépusculaire depuis deux siècles. Cet "événement" est fait de divers "événements secondaires" (les subcrises, comme nous les nommons) dont il ne faut chercher une compréhension humble et reconnaissante que dans les exigences de l'évolution finale. Autrement dit, vous ne compreneze rien à toutes ces subcrises si vius n'acceptez pas la présence et la puissance de cet "événement" au-dessus de nous. Ainsi oppose-t-on l'"histoire épuisée" en quête d'effondrement et la métahistoire où les restes vivaces et fondamentalement sains de la précédente, iront s'installer et commencent déjà à s'installer avec leurs fécondes racines.

Comme souvent dit ici, c'est aux États-Unis que se trouve le cœur, ou matrice selon l'époque, de ce formidable mouvement tectonique fait de séquences répétées et furieuses, notamment avec des réactions formidablement amplifiées par une communication développée d'abord pour contraindre les peuples mais tombée (merci internet- Janus) aux mains de "dissidents" prenant des formes diverses au gré de la folies des subcrises (voir ce parcours de notre constat, de 'Notre Samizdat globalisé'  de 1999 jusqu'à 'Salut à toi, nouveau Samizdat'  de 2018, - en attendant la suite) ; - et, chaque fois, cette communication devenant un outil toujours plus terrible de contre-effondrement ou de post-effondrement (passant éventuellement par l'effondrement accompli des restes pourris de la singularité précédente en les dissipant dans une sorte de poussière toxique étouffant les zombies au pouvoir). Par conséquent, tous les événements imprévus et inattendus en cours aux USA sont à prendre en considération. Ils nous concernent tous, plus qu'aucun autre. Aujourd'hui, dans ce texte de notre choix, ils sont de deux ordres, avec un troisième indirect et dominant :

• La rupture frontale et en cours d'organisation entre le gouvernement central (Trump & sa bande d'arsouilles, de coquins, d'escarpes et d'apaches, avec les 30 $milliards encaissés par la famille et l'appui amical et si franc des sionistes), - et d'autre part, la partie populiste de droite de sa base MAGA elle-même complètement désintégrée.

• Le rapprochement, de plus en plus proclamée, affichée et acclamée, qui laisse coits les deux conformismes-mandarins des deux ailes (démocrates et républicains) du Parti Unique, entre les populistes de droite et les populistes de gauche qui ont trouvé dans la politique génocidaire de Netanyahou alimentée par l'argent américaniste et la dystopie de D.C. un terrain d'entente qui engage leurs conceptions ontologiques.

• Surmontant et activant ces deux subcrises, le bouleversement existentiel, aux États-Unis d'Amérique, du réseau de l'argent et des divers initiatives pédophiliques et corruptrices des forces d'influence sionistes, alimentées par Israël avec le soutien des milliardaires suprémacistes, très souvent juifs ou apparentés, et des extrémistes chrétiens. Tout ce joli petit monde a fait de la Bible en traduction contrôlée un instrument de travail, si l'on veut leur "feuille de route" bienpensante, sans réaliser les conséquences catastrophiques et apocalyptiques de cet événement fondamental de l'effondrement (un de plus) de la popularité d'Israël aux USA.

La revanche de MTG

La revanche du MAGA antiTrump est partie en guerre ouverte après l'élimination de Thomas Matties lors des primaires républicaines du Kentucky. Trump s'est ainsi fabriqué une opposition coriace, entêtée et furieuse, avec des caractères remarquables comme ceux de Taylor-Greene (MTG), Matties justement, Carlson, Candace Owens, Meggy Keelly. Concrétisation hier :

• "URGENT ! Marjorie Taylor-Greene QUITTE le parti républicain !" (Sabrina Salvati 'SabbySabs '."

•"MTG tient sa REVANCHE FINALE sur Trump alors que SA BASE S'EFFONDRE !!"(Ben Meisela, 'MedeasTouch ')

Cette tendance était confirmée le 29 mai par le colonel Macgregor dans une interview de Pascal Lottaz, de 'Neutrality Studies en français'. L'interview portait ce titre, suivi du passage de l'intervention de Macgregor, en conclusion :

"Effondrement des États-Unis : le moment soviétique de Washington est arrivé"{...)

"... et l'autre lien c'est 'The National Conversation'. Le site est 'nationalconcversation.org.org'. C'est une tentative de (poursuite de la tendance) et je pense que c'est bien réel maintenant. Et j'ai appris juste avant de venir vous parler qu'apparemment Thomas Massi s'est déclaré candidat à la présidentielle de 2028.

"Alors que ça se fait ou non, c'est une autre histoire, mais le fait qu'il le fasse, qu'il ait rencontré Marjory, Taylor Green et qu'ils ont parlé d'un troisième parti, et bien tant mieux. C'est exactement ce qu'il nous faut parce que ces deux parties ne sont plus assez différentes pour que ça change quoi que ce soit pour nous."

Fureur (anti-parti démocrate) des Jeunes Turcs

• Ces événements de la droite populiste sont suivis avec passion et enthousiasme par la gauche populiste, dont le point de rassemblement est la chaîne 'TheYoungTurks' (TYT). L'argument central de cet enthousiasme est désormais affiché : il faut réunir les populistes conservateurs de droite et les populistes progressistes de gauche dans leur opposition commune à la guerre en Iran et surtout à l'influence scandaleuse dans le gouvernement US des sionistes israéliens autour du lobby AIPAC ('American Israel Public Affairs Committee') et d'un Trump transformé en hypersioniste (notez la finasserie dissimulée selon la tactique de la Grande Prudence : nouvelle forme d'influence à l'image des missiles hypersoniques dans les armements).

Les vedettes de TYT sont la redoutable et ravissante Ana Kasparian (origine arménienne-américaine) et Cenk Uygur (origine turco-américaine), beaucoup plus calme mais à la voix d'un tonnerre sarcastique lorsqu'il prend la parole. Ces gens-là sont sans aucun doute de gauche, progressiste et le reste, - mais écoutez-les donc - quelques minutes suffiront, -, écoutez  Ana et Cenk, parlant du parti démocrate soi-disant de gauche et "progressiste" ! Avec quel mépris, avec quelle colère ! Cela vaut le coup d'œil et d'oreille... Car on dirait Mélenchon parlant du danger fasciste d'extrême-droite naturellement ! Une fois de plus, l'Amérique est devant nous, c'est une habitude de la soumission européenne depuis les trois révolutions (1789-1848) et les sanglantes excentricités allemandes (1870-1945)

Par contre, dès qu'il s'agit des potes de la droite populiste, le refrain est tout autre, comme si Dreyfus-Zola n'avaient jamais existé :

• Écoutez cette conversation entre Ana Kapraya (TYT) et Candace Owens (droite extrême-populiste, dénoncée comme fasciste bien que noire par la toute-bienpensance française jusqu'au port d'attache de l'Elysée)... La gauche populiste parle avec la droite populiste, une évidence que la France n'a jamais réussi à produire.
•... Et plus précisément, Candace & Ana sur l'assassinat de Kirk

• Voyez Ana interviewée par Tucker Carlson sous les commentaires approbateurs de ses amis de TYT).

• Ana Kasparian & Tucker Carlson :  selon Ana qui garde des contacts solides en Arménie, Israël revend des systèmes d'armes US à l'Azerbaïdjan pour accélérer le nettoyage ethnique des Chrétiens Arméniens. Stupéfaction de Carlson et fierté d'Ana Kasparian de sa famille qui résista au génocide turco-azerbaïdjanais des Arméniens chrétiens... Eh, fascistes et vigilants antifascistes microniens en France, où sont votre gauche et votre droite ?

• Le résultat ? On résume et on intègre toutes ces clameurs : une hostilité, une haine extraordinaires  contre le lobby sioniste AIPAC, avec parfaite intégration des Blancs et des Noirs - "It's a sea change in American politic" (Cenk Ugur)... Oserait-on dire et crier tout cela en France, le pays de la liberté ?

.Clin d'œil du pays de la liberté

Note de PhGBis : "On a remarqué jusqu'ici le nombre d'allusions à la situation française qui accompagne cette balade ultra-rapide sur la scène médiatique de l'américanisme, de plus en plus acquise et conquise de hautes mains pâr les"dissidents", tous ces 'Samizdat' qu'instruit par la connaissance de l'URSS des années 1985-1985, PhG vit éclore aux USA à partir de 1999. Les choses s'accélèrent, l'effondrement accélère aussi et avec lui l'audace et la jubilation des 'Samizdat' des opposants américanistes.

" Toute chose immonde garde in extremis un bon côté : l'effondrement fracassant de la structure américaniste entraîne l'effondrement tout aussi fracassant du conformisme effarant propre à ce système. Personne, absolument personne n'aurait cru, il y a quinze ou vingt ans, qu'on puisse parler comme on le fait aujourd'hui d'Israël, de l'influence juive-sioniste et toutes ces sortes de choses. Faites-nous plaisir en nous faisant pleurer, gens de la génération Epstein : comparez avec la France !... Dire et dites qu'en 1944-1945, Henry Miller faisait imprimer ses livres en France pour les faire introduire en fraude aux USA, où ils étaient censurés parce qu'il y était question de sexe-Miller."

Cette remarque de PhG-Bis a-t-elle un rapport avec le sujet traité ? Oui, parce qu'elle montre une fois de plus et une fois encore que le Mal ne peut être fixé nulle part et qu'il peut soudain le céder aux meilleur dans un moment d'inattention de milliardaires suprémacistes. Il s'agit bien d'un effondrement.

Alors, laissions là la France. On ignore si, et même avec un 'Frexit' que certains attendent comme le Saint-Graal postmoderne, elle parviendra à se souvenir de son passé, et tant pis pour elle quoi qu'il en soit ;"Mon pays m'a fait mal", écrivait Brasillach de sa prison de Fresnes, avant les onze balles dans la peau (sur les douze fusils d'un peloton d'exécution, un, anonyme et pris par n'importe quel soldat, est toujours"armé"d'une balle à blanc, - au moins, chacun pourra se dire : j'avais la balle à blanc, je ne lui ai pas tiré dessus). Seules nous intéressent aujourd'hui les envolées libératrices qui réduisent en poussière les restesde la singularité d'avant.

Voyons donc ce personnage, archéologue devenu contre son gré dispensateur d'une sagesse simple et ancienne, Neil Oliver, interrogé par les Christoforou-Mercouris , eux-mêmes subjugués par son discours calme et totalement décisif, et eux aussi au diapason de cet environnement d'effondrement.

Neil Anderson :"Malgré vos références, je me considère comme un archéologue. présentateur de télévision inemployable qui s'est retrouvé par accident dans ce milieu. Me retrouver en votre noble compagnie me touche beaucoup."

Et maintenant quelques extraits de ce podcast qu'il faut absolument écouter et voir du début à la fin, même avec sa traduction chaotique pleine d'étranges expressions ('United Nations')...

Alexander Mercouris :"Je ne me rappelle pas pour ma part en tant que personne qui s'est penché sur l'histoire britannique moderne avoi déjà vu ou lu quelque chose de semblable. Si l'on regarde par exemple le remplacement du parti libéral par le parti travailliste dans les années 1920, cela s'est produit dans un contexte de confiance énorme dans l le fonctionnement du système politique constitutionnel. et électoral. Ce fut en effet une transition très fluide. Elle n'avait rien de la crise que nous observons aujourd'hui, ni ce sentiment de colère. Donc c'est unique et extraordinaire. Vous avez mentionné la démolition intentionnelle. vous quelques qui en tant qu'archéologue avait exploré cela par le passé. Pouvez-vous nous en dire quelque chose et comment selon vous une démolition intentionnelle pourrait fonctionner ?"

Neil Oliver :"Je pense que parmi les gens sophistiqués, c'est à bas dire les initiés, ceux qui ont la main sur les leviers du pouvoir qu'il s'agisse d'un phénomène générationnel ou d'une affaire de secret ou non, je pense qu'il y a chez les puissants la conscience que cela aussi passera. Qu'on ne peut pas avoir une seule entité aussi grande, aussi apparemment omnisciente et omnipotente soit-elle. Au bout d'un moment, les gens la voient et elle doit être remplacée. Le pouvoir doit passer d'une entité de plus en plus impopulaire à une autre, mais il s'agit de la perpétuation, du pouvoir. (...)

"Donc je pense aujourd'hui beaucoup vénèrent l'idée de révolution. Vous savez, faisons la révolution, balayons le mauvais et on repart à zéro. Mais même une simple réflexion sur la réalité des révolutions pousse à être sceptique. Elles n'arrivent presque jamais spontanément. Elles ne sont jamais organiques. Elles ne viennent jamais de la foule. C'est une création d'une faction.

" Ceux au pouvoir voient que le moment est venu de changer l'uniforme, de changer de visage, de faire croire qu'une chose a été remplacée par une autre. Une fois cela orchestré, on reprogramme la foule, on la persuade qu'elle y a participé. Je ne pense pas qu'elle y ait jamais vraiment contribué. qu'on regarde la révolution bolchevique, la révolution russe de 1917 et ce qui a suivi. On voit que tout a été chorégraphié d'en haut. Elle n'est pas née des bases populaires. On peut sans doute dire la même chose de la Révolution française. On peut aussi l'affirmer pour la révolution anglaise. Ce ne sont pas des mouvements organiques. Donc je reviens toujours à cette question qui me travaille et me tourmente.

"Comment orchestrer la transition ? Et je pense que c'est ce que nous voyons aujourd'hui. Mais sur une note optimiste, je dirais que cette fois la transition en cours est vouée à l'échec, peut-être pas à court terme mais à moyen ;et long terme, parce que trop de gens le remarquent et la passation n'est pas menée de manière convaincante. Cette fois, il est trop tard pour reprogrammer la foule en lui faisant croire qu'elle y a contribué. Car trop de gens sentent qu'ils sont traités collectivement et individuellement avec mépris par les puissants et qu'on les manipule. Trop de gens le voient..."

Surtout et plus encore : "Trop de gens la voient" et certains d'entre eux sont "des forces de la nature" et font entendre leur voix puissante et leur fureur qui est celle de tous. C'est ce que Owens et Carlson, de la droite populiste,  disent avec admiration d'Ana Kasparian, de la gauche populiste. Et tous ces gens s'emparent de l'outil de la communication, que Neil Anderson, avec son visage de vieux berger plein de sagesse, dit de la révolte des dissidents et des foules qu'ils entraînent avec eux. Pour cette raison, les zombies au pouvoir, qui essaient de contrôler l'effondrement en cours, se sentent de plus en plus angoissés, faisant une multitude de choses dans leurs culottes rhétoriques et puantes, blancs comme des navets devant la note du communicant de service, le regard en-dessous, avec, récupérée de leur culotte, leur rhétorique poussiéreuse, abjecte, poussive, minable.

La matrice US est en train d'entrer dans une phase apocalyptique. C'est elle, l'effondrement avant tous les autres, qui nous montre l'action nécessaire pour achever la désintégration de la "singularité d'avant". Cela va du Douguine qui attend l'" Apocalypse des philosophes" avec l'aide de l'IA, jusqu'aux incroyables fureurs jubilatoires d'Ana Kasparian qui a fait de l'AIPAC et des sionistes, le véritable artefact diabolique qui leur va comme un gant...

"AIPAC is EVIL, EVIL, EEE-VIL, unbelievably Evil ! It shocks my conscience and my soul that people so evil do exist  ! I get images of IDF weapons send to me, making that they will slaughter me... I'm not afraid of you, OK ? ! Other American coward in the medias are off, they are afraid. I'm not. I'm different."

C'est donc le mot de la fin: "I'm different." c'est Kasparian qui le dit, mais bien d'autres, de plus en plus d'autres peuvent le dire. Et contre eux, nos maîtres avec leurs tonnes de faux $millions/$milliards, ne font plus du tout le poids. Ils se sentent soulevés par la tempête, ils rapetissent à vue d'œil, ils sont bousculés, ils disent en eux-mêmes "Maman, bobo". Vous comprenez, ils n'ont même plus le Grand'Maître Epstein pour les rassurer.

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