29/07/2026 french.presstv.ir  3min #321635

Violences sexuelles sur mineurs en France : 924 personnes incarcérées en deux mois

Le ministre français de la Justice Gérald Darmanin a annoncé ce mardi que 924 personnes ont été incarcérées pour des faits de violences sexuelles sur mineurs depuis le 8 juin, date de lancement d'une revue nationale dans le sillage de l'affaire de Lyhanna.

Une hausse de 134%. Ce mardi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a fait savoir que 924 personnes ont été incarcérées pour des faits de violences sexuelles sur mineurs depuis le 8 juin.

Pour rappel, le garde des Sceaux avait demandé à tous les parquets de revoir l'ensemble des plaintes déposées dans le sillage de l'affaire Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le violeur présumé, Jérôme Barella, avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes restées sans suite.

 Le ministre français de la Justice a annoncé que plus de 85 000 dossiers et plaintes pour violences sexuelles sur mineurs avaient été recensés en France.

Quelque 1.700 informations judiciaires, confiées à des juges d'instruction, ont également été ouvertes depuis le 8 juin, un chiffre en hausse de 271% par rapport à la même période l'année dernière, détaille le communiqué.

"Cette mobilisation exceptionnelle ne constitue pas une réponse ponctuelle à un drame", a affirmé la Chancellerie, assurant qu'"elle marque une évolution structurelle et durable de l'application de la politique pénale du garde des Sceaux en matière de protection des mineurs".

Après la mort de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé le 4 juin dans le Gers, Gérald Darmanin a demandé aux magistrats de reprendre 70.000 dossiers de plaintes touchant des enfants. Mi-juillet, celui-ci avait dévoilé que près d'un millier de ces dossiers avaient été identifiés comme "prioritaires".

 Quelque 88 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs font actuellement l

Par ailleurs, un projet de loi sur la protection des enfants, adopté le 21 juillet par les députés, comprend plusieurs réponses à des affaires ayant récemment mis en lumière des failles dans la protection des mineurs.

Initialement prévu pour répondre à la crise de l'aide sociale à l'enfance, il a été largement amendé par le gouvernement, au fil de l'actualité, puis par les députés, et est désormais recentré sur la lutte contre la pédocriminalité. Le point sur les principales mesures du texte sera examiné au Sénat fin octobre.

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