
par Patrice Gibertie
Dans les 854 zones urbaines d'Europe, nous avons estimé un excès annuel de 130 228 décès (intervalle de confiance empirique à 95% : 115 893-143 929) attribués au froid et de 13 589 décès (11 530-15 475) attribués à la chaleur.
Ces chiffres correspondent à des taux standardisés selon l'âge de 83 décès pour 100 000 personnes-années pour le froid (IC à 95% : 74-92) et de 9 décès pour 100 000 personnes-années pour la chaleur (IC à 95% : 7-10).
Les résultats varient selon les régions européennes et les groupes d'âge, les effets les plus marqués étant observés dans les villes d'Europe de l'Est, aussi bien pour le froid que pour la chaleur.
Interprétation
Les cartes des risques de mortalité et les cartes de surmortalité révèlent des disparités géographiques, telles qu'un gradient nord-sud et une vulnérabilité accrue en Europe de l'Est, ainsi que des variations locales liées aux caractéristiques urbaines.
Le cadre de modélisation et les résultats obtenus sont essentiels pour l'élaboration de politiques nationales et locales en matière de santé et de climat, ainsi que pour la projection des effets du froid et de la chaleur dans le cadre de scénarios climatiques et socio-économiques futurs.
Points clés à retenir
- D'après cette étude, le froid est responsable d'environ 9 à 10 fois plus de décès supplémentaires que la chaleur dans les villes européennes.
- Le fardeau est nettement plus lourd en Europe de l'Est.
- L'étude porte sur les zones urbaines (854 zones analysées).
- Les estimations sont assorties de marges d'incertitude (intervalles de confiance), ce qui est la norme dans les études d'attribution épidémiologiques.
Il semble s'agir d'un extrait d'un article ou d'un rapport scientifique (probablement publié dans une revue comme The Lancet ou une revue similaire, compte tenu du style et du bouton "Télécharger le PDF"). Ce type d'études utilise généralement des modèles statistiques qui comparent la mortalité observée à la mortalité attendue lors de journées de température "optimale", en attribuant les écarts aux températures extrêmes tout en contrôlant des facteurs tels que la pollution atmosphérique, la saisonnalité, etc.
source : Patrice Gibertie
